Bienvenue au château de La Robine-sur-Galabre,
lieu qui a traversé les âges et
que nous vous invitons à découvrir.
1915

L’histoire du château se confond avec l’histoire du village, qui débute vers l’an 1000 avec l’édification au sommet d’une colline d’une tour castrale, première marque du pouvoir seigneurial dans la région.

Ce premier édifice, déjà difficile à entretenir par son accès escarpé, est abandonné au XIVe siècle après un épisode de famine et de peste. Vous pouvez encore en voir les vestiges sur la colline de Saint-Vincent, où de nombreux moelleux équarris en enduits de chaux ont été retrouvés par les archéologues.

Il a ensuite fallu attendre le XVIe siècle pour voir renaître La Robine, du nom des montagnes schisteuses qui entourent le lieu. Comme beaucoup de villages provençaux, il s’établit plus bas dans la vallée. Quelques hameaux se construisent : le Clouet, le Forest et le Villard.

Quant au château, il est rebâti là où nous le connaissons aujourd’hui, exactement là où vous le trouverez.

Il est alors érigé assez loin des habitations pour s’en distinguer et pour assurer sa sécurité. Il se place en bas de la colline, à la confluence du ravin du Galabre et du ravin du Clouet, le long d’un chemin de transhumance qui rejoint la montagne, de l’autre côté du torrent. De cette édification d’origine, vous verrez sur le côté droit, un peu en retrait du château actuel, l’escalier à vis donnant sur un modeste logis (sans doute celui du seigneur) par une belle porte à accolade de plâtre.

Pendant trois siècles, ce sont les seigneurs de la famille Barras qui dirigent ces terres, et qui ont d’ailleurs donné leurs armoiries au village (à l’exception de l’emblème de l’écureuil).

Au milieu du XVIIe siècle, le château est agrandi, et prend la forme d’aujourd’hui, rectangulaire avec une fenêtre à meneaux, pourvu à chaque angle d’un pigeonnier, et fermé par un mur dont le portail comporte des moulures de style toscan.

Autres détails de l’époque que vous prendrez plaisir à contempler : la grande salle et sa cheminée d’apparat, illuminée grâce à deux fenêtres à meneaux.

À l’époque, les murs des façades étaient roses, mais elles ont été par la suite enduites de chaux, puis de badigeon blanc.

Au XVIIIe siècle, c’est la famille Gaudin-Thoron qui reprend les rênes du château et des terres. L’un de ces seigneurs aura même une petite mésaventure. Si la Révolution française laisse peu de marques de violence à La Robine-sur-Galabre, Alexandre de Thoron, alors seigneur du château, se voit mis en geôle en 1793 et tous ses biens sont saisis. Des scellés sont alors posés sur les portes, placards et garde-robes. Il récupèrera son château par la suite, mais non sans mal : une procédure judiciaire s’est engagée entre lui et la commune qui lui reproche que « la succession provienne d’un abus de féodalité et que l’acte de 1515 ne soit pas un acte légitime, mais une émanation de la puissance féodale, dont les effets auraient été abolis par les lois révolutionnaires ».

2007

Pendant ce temps, le peuple peine. Il y a peu de terres cultivables et elles sont souvent ravagées par les inondations lors des intempéries. L’eau ravine la bonne terre et laisse derrière elle rochers et cailloux. On compte surtout des bois (noyers, frênes, chênes blancs), des cultures céréalières, des cépages et de l’élevage ovin. Mais, les récoltes sont maigres. Les taxes, dues au seigneur, et la dîme, due au clergé, sont plus élevées que ce que ne rapporte le fruit du labeur. Les habitants tentent de survivre. Malgré plusieurs demandes au fil des années pour faire baisser l’imposition, la zone perd peu à peu ses habitants.

Au début du XXe siècle, les vignes régressent alors que la culture de la lavande et l’élevage de moutons et brebis progressent. Les fruits séchés se vendent à Digne, et G. Magaud vend quant à lui du charbon de bois. Deux distillateurs, Daumas et Lyons, font même de l’alcool et alimentent sans doute les deux cabarets et l’épicerie Rouit que l’on trouve à La Robine. Il y a même un bar, au château.

Au milieu du siècle, il reste une cinquantaine d’habitants, puis la population passe à 81 en 1973, lorsque d’autres petites communes isolées sont rattachées à La Robine-sur-Galabre.

Puis La Robine se transforme et devient une commune résidentielle.

Aujourd’hui fort de 300 habitants, ce charmant village à seulement 10 km de Digne et de ses termes a beaucoup à partager. Randonneur ou géologue confirmé ? En 1984, un fossile d’ichtyosaure a été découvert dans la montagne, suscitant l’intérêt des chercheurs et la curiosité des promeneurs. Il est toujours visible, figé dans le temps et dans la pierre.

2020
Du château aux gîtes : l’œuvre de passionnés
Christine et Jacky Collieux

Longtemps laissé sans entretien, le château s’est délabré.

Heureusement, en 2007, Christine et Jacky Collieux tombent sous le charme du lieu. Respectivement de formation hôtelière et de formation agricole « guide de pays », ils reprennent en main le château et rénovent pendant de très longues années cette bâtisse d’exception. Passionnés par les vieilles pierres, c’est avec beaucoup d’amour qu’ils restaurent 8 gîtes. Seulement à deux, mais avec tout leur cœur, ils mettent une année complète par logement.

En 2020, tout est prêt à vous recevoir. Ce lieu chargé d’Histoire et empreint de l’attachement des personnes qui l’ont bâti puis rénové a retrouvé toute la prestance de son rang et de ses jeunes années. À vous de vous laisser séduire et d’apprécier les marques des siècles qui se lisent sur ses murs. Sayjai et Samuel Desmier seront là pour vous accueillir.

Sayjai et Samuel Desmier